Chant de l'infirmière (Le)
Chant de l'infirmière (Le)
Caron, Emmanuelle  
  • Éditeur : Hamac
  • Collection : Hamac théâtre
  • EAN : 9782925087243
  • Code Dimedia : 000216103
  • Format : Broché
  • Thème(s) : LITTÉRATURE - FICTION & ESSAI
  • Sujet(s) : Théâtre - Pièce, Théâtre - Québec
  • Pages : 96
  • Prix : 14,95 $
  • En librairie le 20 avril 2021
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EAN: 9782925087243

Dans une maison de retraite, Antonia vit ses derniers instants sous le regard de l'Infirmière. Elle rejoue avant de mourir les grands moments de sa vie, celle d'une grande actrice déchue, blessée par l'amour. Peu à peu, le théâtre de son passé rentre en collision avec le présent de l'Infirmière, qui joue le rôle du choeur dans cette tragédie, brouillant la ligne entre illusions et vérités.

Le halo de la chambre devient la scène où se pressent des fantômes revenus jouer leur dernier rôle : le jeune amant Tamino, la rivale Muriel et Pierre le directeur du petit théâtre où l’on prépare la Mouette de Tchekhov. Antonia les confronte, les aime, les déchire, et se laisse déchirer par eux…Mais bientôt, tandis que la mort s’approche davantage, les fantômes se font plus anciens, plus cruels et plus exigeants : les amours, les défaites, les allégeances et les erreurs passées reviennent la hanter. Antonia, qui croyait avoir tout oublié, laisse sa mémoire et ses souvenirs la menacer de leurs griffes.

Et l’infirmière, spectatrice de ces prestiges, pourra-t’elle sortir indemne de cette expérience à la fois merveilleuse et terrifiante? À moins qu’elle-même, ultime sorcellerie, n’ait son rôle à jouer dans ces enchantements…

AUTEUR(S)

Née à Suresnes, Emmanuelle Caron vit au Québec depuis 2002. Après des romans jeunesse à l'école des loisirs, de la poésie aux éditions du noroît, elle publie deux romans dont Les lois du jour et de la nuit sorti en 2020 aux éditions Heliotrope et chez Grasset en Europe francophone. Le Chant de l'infirmière est sa première pièce publiée.

Extrait

J’aurais voulu ne jamais sortir des jupes de ma mère, elle et moi on ne se serait jamais quittées. Tant qu’elle vivait, j’étais dans ses plis, sur sa peau. Il a fallu m’en arracher quand elle est morte. Elle ressemblait à Michèle Mercier. Un décolleté plongeant, des bretelles fines, une mouche au coin de la lèvre. Sur l’île de son corps, nous avons été seules au monde.
Quand elle est morte, j’ai enfilé toutes les bagues qui étaient tombées de ses doigts devenus trop maigres, puis j’ai passé plus de 10 mois au plus profond du creux de mes draps, à regarder en boucle Angélique Marquise des Anges sur ma télé magnétoscope




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