Mauvaises mines
Mauvaises mines
Combattre l'industrie minière en France et dans le monde
Brier, Mathieu  
Desquesnes, Naïké  
  • Éditeur : Agone
  • Collection : Revue Z
  • EAN : 9782748903621
  • Format : Broché
  • Pages : 152
  • Prix : 15,95 $
  • Paru le 14 mai 2018

Le sous-sol français est une mine. Tungstène en Ariège, argent dans la Sarthe, zinc et terres rares dans le Morbihan, or dans la Creuse et en Guyane… il n’y aura bientôt plus une seule région épargnée par la nouvelle course à l’extraction qui gagne toute l’Europe. Un chantier nécessaire, paraît-il, pour nourrir la production galopante d’objets connectés, censés rendre notre vie plus agréable. Indispensable aussi pour garantir la pérennité de la croissance industrielle d’un monde qui construit toujours plus d’aéroports, d’armes de guerre et de nouvelles autoroutes. D’autant que face à la montée en puissance de la Chine, les pays de l’Union européenne constatent qu’il va être compliqué de piller indéfiniment les ressources du monde entier à peu de frais. L’heure a donc sonné de regarder sous ses propres pieds, et la France compte bien faire bonne figure. La mine n’est plus seulement le nom d’un passé ouvrier ou d’un scandale sanitaire dans le tiers-monde : c’est le nouveau projet industriel français.
 
La mine du XXIème siècle troque le souvenir des gueules noires contre la promesse d’un futur verdoyant. De « reconversion » en « compensation », les industriels rivalisent d’ingéniosité pour maquiller leurs projets d’extraction en entreprises « durables et écologiques ». Dessous, c’est un véritable ravage qui se cache. Car l’extraction minière a ceci de particulier que la production de déchets n’est pas au bout de la chaîne : c’en est le coeur, le principe même. Il faut broyer une tonne de roche pour espérer en tirer un gramme d’or. Le drainage minier acide, cette réaction chimique qui pollue les eaux, n’est pas un accident rare mais la conséquence normale de l’exploitation industrielle des métaux. Le cyanure et l’arsenic ne sont que les plus terrifiantes des substances qu’il est indispensable de libérer ou bien d’injecter dans l’écosystème pour en capturer les richesses enterrées.
 
L’ouvrage met à nues les chimères de la « mine verte » pour nous remettre les deux pieds dans la réalité, jusqu'aux bas-fonds du capital. Face au saccage programmé de nos territoires, les auteurs convient à une opposition déterminée au système extractiviste, ici comme ailleurs. Ils y opposent la réduction drastique de la production, l’interdiction de l’obsolescence programmée et la revitalisation des tonnes d’objets existants mais jugés inutiles par la société industrielle. Partout où l’État accorde des permis de recherche, une partie de la population a commencé à s’y opposer. Ce livre est un appel à rejoindre ces résistances.
 

AUTEUR(S)

Mathieu Brier et Naïké Desquesnes sont journalistes à la revue Z. Ils présentent le résultat de plusieurs années d’enquête et de collecte de témoignages réalisés par l’association Ingénieurs sans frontières – SystExt, composée d’ingénieurs critiques et de déserteurs du système extractif.
 

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