Question de l'Oregon (La)

Question de l'Oregon (La)
Le français, première langue européenne du Pacifique Nord-Ouest
Foxcurran, Robert  
Jackson, John C.  
Anctil, Jean-Louis (Traduit par) 
  • Éditeur : Éditions Pacifique Nord-Ouest
  • Collection : Essai
  • EAN : 9782925064404
  • Code Dimedia : 000251455
  • Format : Broché
  • Thème(s) : GÉOGRAPHIE & TOURISME, SCIENCES HUMAINES & SOCIALES
  • Sujet(s) : Autochtones, États-Unis, Histoire - Québec / Canada
  • Pages : 88
  • Prix : 14,95 $
  • En librairie le 31 mars 2026
  • Statut : À paraître
  • Code de recherche: QUEORE
  • Groupe: Sciences humaines
  • Date de l'office: 25 mars 2026
  • Code DEWEY:
  • Langue d'origine: anglais
  • Traducteur:
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EAN: 9782925064404

Les francophones du Canada furent les premiers Euro-Américains à explorer et à s’installer durablement dans la majeure partie du territoire qui allait devenir le Pacifique nord-ouest. De ce fait, ils ont peu à peu disparu du récit national moderne du Canada. Parallèlement, ils ne furent jamais réintégrés dans l’historiographie des États-Unis, où on les considérait comme des intrus étrangers dans une histoire supposément américaine, vouée à s’effacer avec le déclin du commerce des fourrures et la fixation de la frontière internationale entre les deux pays.
En réalité, ils avaient entre-temps tissé des liens familiaux avec une proportion importante des Premières Nations situées entre les Appalaches, telles que les Iroquois, Abénaquis, Delaware et Shawnee, et le Pacifique, y compris dans le tiers nord de la Californie, les Chinooks, les Salish de la côte et les Têtes-Plates. Aujourd’hui, une grande partie de leurs descendants s’identifie comme membres de ces nations autochtones, qu’ils se reconnaissent ou non également comme Métis.
Selon les régions gagnées par l’expansion américaine, ce processus prit des formes variées. La question de l’Orégon offre un aperçu de la dernière phase de cette histoire : celle du Pacifique nord-ouest.
Tout comme dans d’autres régions plus à l’est, la majorité des premiers colons sédentaires de la région du nord-ouest du Pacifique, vivant des deux côtés du 49e parallèle, se définissaient eux-mêmes comme « Canadiens ». Ils pouvaient être employés par diverses compagnies ou diriger leurs propres entreprises, comme des compagnies de transport fluvial où ils étaient bateliers, par exemple. Ils agirent comme forgerons, commerçants, aux scieries, à l’exploration, en meunerie, comme trappeur, en agriculture et à l’élevage, et finalement, au sein d’entreprises indépendantes, ils participaient à la chasse et à la traite des fourrures. À cette époque, tous les Canadiens parlaient français et étaient de confession catholique. Même les Écossais, leurs patrons protestants, devaient parler français pour se faire comprendre.
Ce livre offre aux intéressés une page peu connue de l’histoire du Canada et des États-Unis, celle où le français était la seule langue de travail de la région et était aussi parlé à la maison avec les langues autochtones locales et le jargon commercial : le Chinook.
 

AUTEUR(S)

Robert Foxcurran est un historien américain indépendant titulaire de diplômes de premier cycle en études françaises et japonaises, ainsi que d’une maîtrise en histoire des affaires et de l’économie. Il a travaillé pour Boeing à différents postes, notamment comme analyste économique et historien de projet. Il vit à Seattle, dans l’État de Washington..
John C. Jackson (1931-2015) est né à Hillsboro, dans l’Orégon, non loin des fermes de la French Prairie établies par ses ancêtres métis multilingues des clans McKay, Montour et Bird, arrivés en 1841 de la rivière Rouge au Manitoba. Parmi les activités et souvenirs qu’il évoquera plus tard figurent des sorties en canoë avec ses filles, Maria et Apryl, le long du cours moyen de la Willamette.
Du côté américain de la ligne de partage nord-américaine, ses ascendants comprenaient le clan Jackson de Virginie-Occidentale, dont le membre le plus célèbre fut David E. Jackson, associé du renommé partenariat Sublette-Jackson-Smith pour la traite des fourrures dans les montagnes Rocheuses.
John a fréquenté l’université Washington State, où il a rencontré et épousé sa femme, Marian. Il a ensuite obtenu une maîtrise en beaux-arts et, après un bref passage dans l’armée, a travaillé pendant plus de vingt ans à Portland, dans l’Orégon, comme designer publicitaire indépendant et directeur artistique. Homme aux multiples talents et conscient de ses origines, John a ensuite suivi son intérêt pour l’histoire américaine, en particulier celle du commerce des fourrures dans le Pacifique nord-ouest. Grâce à des recherches approfondies menées au Canada et aux États-Unis, il a rédigé et publié neuf livres ainsi que de nombreux articles.
 




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