

Rémi Quirion
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Le 1er juillet 2011, un nouveau poste était créé au sein de la haute fonction publique, celui de scientifique en chef du Québec. Vers qui donc allait-on se tourner? Qui deviendrait le premier titulaire de cette prestigieuse fonction consistant à émettre des avis scientifiques adressés au ministre titulaire de la science et plus largement au gouvernement du Québec, à intervenir publiquement sur toute question touchant la science et à tenir la barre du très important Fonds de recherche du Québec?
Le choix s’est très vite arrêté sur Rémi Quirion, à la plus grande surprise de celui-ci. Jusque-là vice-doyen à la Faculté de médecine de l’Université McGill, Rémi Quirion était, à titre de directeur scientifique du Centre de recherche de l’Institut Douglas, un des chercheurs en neurosciences les plus cités dans le monde pour ses travaux sur la maladie d’Alzheimer. Un scientifique pur et dur, donc, sans expérience préalable dans les affaires publiques et la gestion.
Voilà ce qui fait tout le prix de ces entretiens avec Claude Corbo, ce regard franc, voire parfois candide, que Rémi Quirion porte sur les relations nécessairement complexes entre pouvoir et savoir. D’autant plus que son mandat, qui s’est poursuivi jusqu’en 2026, a été fertile en événements de toutes sortes : pandémie, débats autour des politiques d’égalité, de diversité et d’inclusion à l’université, attaques frontales contre la science menées par des forces conservatrices et fondamentalistes qu’on croyait disparues.
Dans ce récit enlevant, Rémi Quirion nous raconte tous les efforts qu’il a déployés à l’international pour faire la promotion des scientifiques québécois et pour réaffirmer la place de la langue française dans les sciences. Il raconte surtout son combat incessant pour défendre l’indépendance de la science dans ce monde d’influences et de compromis qu’est la politique.
Ce livre retrace le parcours hors norme d’un scientifique qui n’a jamais eu peur de sortir de sa zone de confort.

Claude Corbo, docteur en philosophie, a été professeur de science politique à l’Université du Québec à Montréal dès la création de l’établissement en 1969. Il y a assumé plusieurs postes de gestionnaire académique et il a été deux fois recteur (1986-1996 et 2008-2013). Il a réalisé deux douzaines de mandats d’étude et de recommandations pour divers ministères du gouvernement du Québec (éducation, culture, sécurité publique, patrimoine). Il a publié une trentaine d’ouvrages sur le Québec, son histoire, son identité, son système d’éducation, sa culture, dont récemment Le destin du Québec, Trois axes d’une histoire.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.
