
Fenêtre (La)
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Une langue au rythme maîtrisé...
La protagoniste de La Fenêtre, illustratrice trentenaire au chômage, observe le monde depuis la fenêtre de son appartement, dans un immeuble d’un quartier populaire. Enfermée, comme le reste du monde, dans son « chez-elle », elle subit de plein fouet la violence de l’isolement.
Avec un sens de la narration bien à elle, et une langue toute en économie, Isabel Alba livre un roman au style percutant qui rend avec force, page après page, les émotions qui submergent la narratrice/protagoniste.
... un regard politique et critique
Le « chez-soi » des un·es n’est pas le « chez-soi » des autres... Cela s’est confirmé pendant la pandémie. À travers le regard, les pensées et les émotions de la protagoniste, Isabel Alba nous invite à réfléchir sur le pouvoir que peut conférer l’espace : plus on a d’espace, plus on a de pouvoir. La Fenêtre rappelle combien l’enfermement causé par la pandémie a souligné les rapports d’inégalité.
?... la création pour atténuer la solitude et l’angoisse
Dans La Fenêtre, Isabel Alba interroge également le rôle de la création – dessin, écriture... – pour surmonter les épreuves et les tragédies. Comment reprendre le cours de sa vie après de tels événements, après avoir perdu des êtres chers...? La protagoniste livre ses réflexions les plus intimes dans un carnet, sous forme de collage, pour tenter de maîtriser la douleur de ce qu’elle a subi durant cet enfermement.

Isabel Alba est écrivaine, scénariste et photographe. Née en 1959 à Madrid, elle vit actuellement à San Sebastián en Espagne. Elle a enseigné dans le domaine de l’audiovisuel et a collaboré à la rédaction de scénarios pour la télévision, la radio et le cinéma. Son engagement politique et littéraire relève d’un même objectif, transformer la réalité : écrire c’est s’engager, lutter contre l’oubli. « Il existe beaucoup de similitudes entre le présent et ces temps convulsés, et nous devons nous en rendre compte, pour ne pas reproduire les mêmes erreurs » explique Isabel Alba. Après La Véritable Histoire de Matías Bran et Baby spot – également traduits de l’espagnol par Michelle Ortuno –, La Fenêtre est son troisième roman à paraître à La Contre Allée.
Michelle Ortuno est agrégée d’espagnol. Après des études doctorales à l’Université de Pittsburgh, USA (Hispanic Languages and Literatures), elle enseigne en lycée. À La Contre Allée, elle a notamment traduit les textes de Luisa Carnés, Tea Rooms (prix Mémorable 2021) et La Femme à la valise, ainsi que les précédents textes d’Isabel Alba, La Véritable Histoire de Matías Bran et Baby spot. Michelle Ortuno a reçu la mention spéciale du jury du prix Pierre-François Caillé de la traduction pour Baby spot.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.

