
Imagination environnementale et l'écriture nature au Québec (L')
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Au Québec, une nouvelle sensibilité émerge dans la littérature, celle de
l’imagination environnementale, c’est-à-dire la capacité de concevoir et
de représenter l’environnement. Puisque cette sensibilité est en
profonde transformation, l’auteure pose une question urgente : comment
réinventer notre rapport aux lieux et au vivant à travers les mots ?
Dans
son essai, l’auteure explore la manière dont l’imagination
environnementale se manifeste dans la littérature québécoise, à travers
le nature writing.
L’essai est structuré en cinq chapitres,
précédés d’une introduction où elle fait la distinction entre les
traditions américaine et québécoise du nature writing. L’ouvrage retrace
l’évolution de cette imagination en analysant des œuvres d’auteurs
majeurs comme Marie-Victorin, Saint-Denys Garneau, Gabrielle Roy, Pierre
Morency et Robert Lalonde sous l’angle de leur relation au monde naturel.
Pour
elle, ces écrivains ont contribué à façonner un nature writing
proprement québécois, un nature writing enraciné dans le territoire, les
saisons et la culture locale à travers des formes littéraires hybrides –
le carnet, le récit, le journal.
Pour distinguer ces textes
du nature writing américain, l’auteure propose l’expression « écriture
nature ». L’auteure défend l’idée que cette littérature, souvent
marginalisée ou inclassable, est essentielle pour renouveler notre
compréhension des lieux et du vivant dans un contexte de crise
écologique.
Mariève Isabel est enseignante à l’Université McGill. Elle est une figure montante de la recherche en littérature environnementale au Québec.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.