
Caméra d'intervention (La)
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Le juriste étasunien Alec Karakatsanis a fouillé dans plus
d’une décennie de dossiers, de déclarations, de données financières et
des centaines d’articles de presse sur les caméras corporelles de la
police aux États-Unis. Il conclut que la campagne publique visant à
vendre les caméras corporelles de la police comme une « réforme »
libérale est l’une des plus grandes supercherie de la copaganda
(propagande policière) étasunienne moderne. Les chefs de police et les
procureurs voulaient désespérément des caméras corporelles, non pas
parce qu’elles rendent responsables ou transparentes les forces de
police, mais précisément parce qu’elles renforcent le pouvoir,
l’impunité et les budgets de la police.
À l’heure où
la Ville de Montréal veut doter le SPVM de tels appareils et où l'on
voit, aux États-Unis comme ailleurs, la reprise en mains par la droite
conservatrice et l'extrême droite des dispositifs policiers et de
contrôle que les démocrates « libéraux » se sont contenté d'aménager,
voire de perfectionner sous couvert d'un réformisme fourvoyé, l’auteur
nous invite à remettre en question les outils de répression et de
surveillance.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.