
24 images, no 218
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Dans ce dossier spécial, 24images désire mettre de l’avant la richesse du cinéma artisanal contemporain. Cela dit, avant d’aller plus loin, qu’est-ce qu’on entend par « cinéma artisanal » ? En grande partie, on désire évoquer un cinéma de fiction qui assume sa nature bricolée, l’affiche comme une qualité formelle en opposition aux normes industrielles du cinéma « professionnel ». Qui, dans une certaine mesure, déploie avec fierté l’inventivité qui découle de moyens limités, exploitant même les possibilités d’un certain « amateurisme » qui ne serait plus perçu comme un défaut mais comme une manière de désamorcer les conventions. On parle d’un cinéma qui se construit souvent autour d’une communauté, autour d’un groupe, menant dans certains à la création de troupes plus ou moins officielles qui reviennent de films en films. Il ne s’agit donc pas seulement d’un cinéma traditionnel produit avec peu de moyens ; il s’agit d’un cinéma qui génère d’une manière ou d’une autre sa contre-esthétique et ce faisant repousse ou remet en question les limites de ce qui est considéré du « bon » cinéma « bien fait ». Autrement dit, le cinéma artisanal peut désarçonner car il ébranle potentiellement les attentes du public. L’idée du dossier est donc de défendre une certaine tendance du cinéma contemporain, en se concentrant principalement sur des exemples québécois, mais aussi de la contextualiser en allant chercher des exemples historiques et en élargissant avec des exemples internationaux.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.

