
Jour où j'ai décidé de foncer dans le mur avec panache (Le)
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« J'avais presque trente ans et je me sentais perdu. J'avais suivi le bon chemin, il ne me trahissait même pas. Je gagnais bien ma vie, le travail abondait. Mais dans ce nouveau monde, je n'arrivais plus à m’amuser. »
Monteur vidéo depuis quinze ans, Mehdi se retrouve au fil du temps complètement désillusionné par son travail. Confronté à l’accumulation de contenus, à la surproduction d’images, à la vacuité de ses créations : il se sent perdre l’amour qu’il entretenait depuis l’enfance pour la vidéo.
Dans un récit intime où l’auteur se replonge jusque dans ses premiers émois de petit magicien de la table de montage, il finit par tirer une conclusion : tout ce que nous créons est désormais superflu. Il n’en fait pas un jugement de valeur mais un constat, si l’on s’arrêtait maintenant l’humanité aurait de quoi se divertir jusqu'à la fin des temps. À travers sa voix, en jouant et en faisant appel à des ressources variées, Mehdi se plonge dans un récit de malaise, une réflexion drôle et ingénieuse sur la futilité de nos pratiques sociales et individuelles, sur l’absurdité de la recherche de rétention de l’attention. À ceci, il propose une alternative: embrassons le superflu.
NB : Les prix indiqués sont sujets à changements sans préavis.

